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"Toute littérature est assaut contre la frontière." Franz Kafka

Une Ombre sur l'Univers - Naissance d'une Hybride

Auteur :

Gwendoline Cachia

Categories : Science Fiction
Date de parution : 09/10/2020

Extrait
(6 avis)
Couverture
Une Ombre sur l'Univers - Naissance d'une Hybride

A la fin de la première partie "Naissance d'une Nessou", Méliana, ayant eu recours au Pouvoir Sombre pendant son dernier combat, se perd dans un sommeil profond et étrange.
Son esprit s’est égaré au point que la jeune femme semble perdue.
Névil Garvianne, sans nouvelles de celle qu’il aime, compte, demander un congé afin de la retrouver.
Malgré tout, l’univers est-il véritablement à l’abri ? D’autres forces ne sont-elles pas en train de se liguer contre l’humanité ?

 

Extrait 1 :

Tout avait l’air abandonné. Aucune trace au sol, ce qui signifiait qu’aucun véhicule n’était venu récemment. Pourtant, Johaian détectait des impulsions bizarres sur son scanner.

Le commando, dissimulé derrière le mur d’enceinte, à l’Ouest, était à une trentaine de mètres du bâtiment principal.

Névil posa son avant-bras sur le mur et sortit son scanner holographique permettant de voir ce qu’il y avait derrière.

— Qu’est-ce que vous en pensez, capitaine ? demanda-t-il à Tolis.

— Il n’y a aucun système électronique ni de système offensif extérieur. J’ai juste des mouvements à l’intérieur.

— Combien ?

— À première vue, une dizaine. Des drones, je pense. Pour le reste, j’ai tellement de distorsions… en dessous, c’est l’inconnu.

— Des traces de l’antenne ?

— Négatif.

Névil se demanda si les informations qu’ils avaient récupérées étaient erronées, si c’était un piège ou bien autre chose.

— OK, on y va ! décida-t-il tout de même. Il n’y a rien pour nous planquer entre ici et la porte du bâtiment, alors à la moindre alerte on fait demi-tour ! C’est clair pour tout le monde ?

Les soldats firent tous un signe affirmatif de la tête avant d’enclencher les masques de leur armure.

Névil leva trois doigts et les baissa l’un après l’autre pour donner le signal.

À son poing fermé, le commando se mit en mouvement.

Deux mètres… Tout était calme.

Cinq mètres… Rien à signaler.

Dix mètres… Un léger grondement.

Quinze mètres : l’embuscade !

Tout le périmètre fut ébloui par de puissants faisceaux lumineux. Pire : des tourelles de défense sortirent du sol et se mirent à cracher des projectiles plus gros qu’un pouce.

— À terre ! hurla Névil en se jetant au sol.

Une fois allongé, il se retourna et vit deux soldats se faire transpercer de part en part.

Sans réfléchir, le commandant se redressa à demi pour tirer Johaian en arrière. Ce fut à ce moment qu’il sentit une brûlure intense au niveau de son thorax. Il s’écroula à côté de son capitaine qui, lui, perdait du sang de son cou en abondance.

Respirant avec énormément de difficulté, Névil tourna la tête pour voir le dernier de ses hommes se faire déchiqueter par une nouvelle salve meurtrière.

C’était fini. Névil allait mourir ici, aujourd’hui.

Il regarda Johaian et le vit livide, certainement mort. Bientôt, lui aussi perdrait connaissance et finirait par arrêter de respirer.

Les tourelles intensifiaient encore leurs tirs. Le bruit était assourdissant. Les balles fusaient de toute part, sifflant aux oreilles du commandant.

Il tourna son regard vers le ciel où brillaient les étoiles de cette galaxie qui n’était pas la sienne. C’était magnifique.

« Un merveilleux endroit pour mourir… » pensa Névil.

Il n’avait pas peur. Il était désolé pour les soldats qui l’entouraient, mais, lui, ressentit un tel soulagement qu’il en eut les larmes aux yeux. Enfin, tout allait s’achever. Son calvaire était terminé.

Les tourelles cessèrent leur macabre mission. Plus de tirs. Elles redescendirent sous terre. Seule la poussière, encore en suspension, témoignait de ce qu’il venait de se passer. Le silence revenait et avec lui le calme.

Névil garda les yeux ouverts, attendant sa délivrance. Il porta une main à sa poitrine et y exerça une légère pression. Ce n’était pas pour essayer de sauver sa vie, c’était juste pour sentir la pierre de vie de Méliana plus proche…

Il ferma les yeux. Devant ses paupières closes, il revit le visage de cette femme énigmatique qu’il avait aimé plus que tout… Puis ce fut celui de sa femme, disparue, elle aussi. Et quand le visage de son fils s’imprima avec une furieuse précision, là, les larmes roulèrent… Enfin, il allait pouvoir rejoindre ces êtres si chers à son cœur. Enfin, il allait être en paix…

Lentement, il rouvrit les yeux pour voir une dernière fois cet univers qu’il avait parcouru pour y apporter paix et sécurité… Son chez lui.

Sa vision n’était déjà plus aussi nette. Cependant, une chose l’interpella. Les particules de terre encore dans l’air s’arrêtèrent de retomber. Comme figées. Le vent léger, balayant le site encore quelques secondes auparavant, ne soufflait plus.

Le temps s’était comme suspendu.

C’est alors qu’il entendit ce bruit rugissant. Une déflagration identique au passage du mur du son. Un bang incroyable.

En tournant légèrement la tête, il vit une colonne de fumée noire. Elles ne tourbillonnaient pas comme un cyclone, les fumées paraissaient enfermées dans un tube transparent s’élevant vers le ciel jusqu’à ne plus le voir.

C’était effrayant… Quel pouvait-être ce phénomène ? Vijorio ressemblait à la Lune. À la différence que le satellite de la Terre n’avait pas d’atmosphère. Mais jamais aucune manifestation de ce genre n’avait été répertoriée…

Soudain, comme si le tube s’était dissipé, les fumées se répandirent au sol à une vitesse folle. Elles firent exploser les tourelles sous terre, détruisirent les lumières aveuglantes et anéantirent le bâtiment avant de se diriger vers le commando anéanti de l’Union.

Névil n’avait aucune idée de ce que c’était, et de toute façon, il ne pouvait le combattre. Il n’arrivait pratiquement plus à respirer, quant à bouger, c’était tout bonnement impossible. Alors, il les laissa venir.

La mort venait chercher son dû, quelle qu’en fût la manière…

Les fumées commencèrent par l’entourer en flottant mollement à quelques centimètres. Elles se placèrent de la même façon autour de chacun de ses hommes.

Puis il y eut comme un tremblement de ces volutes sombres les faisant ressembler à des eaux furieuses, le tout était accompagné d’un bourdonnement de plus en plus fort.

Et d’un seul coup, elles se jetèrent sur les cinq soldats.

 

Extrait 2 :

Finalement, Nayolée se demandait si elle avait bien fait.

Elle avait choisi Ifiair plutôt que Pliace, mais pourquoi ?

Pensait-elle que le cadet était une moindre menace que son aîné ? Plus maintenant !

— Je vous en prie… Laissez-moi partir…

Une fois sur le trône, ferait-il plus cas d’elle ? La Princesse en doutait.

Serait-il un meilleur roi que Pliace ? Ce ne serait pas difficile, mais il ne serait jamais un Bon roi !

— Je… je ferai ce que vous voudrez, mais ne me faites pas de mal…

Alors pourquoi s’était-elle associée à Ifiair pour faire disparaître leur frère ?

Elle n’en avait pas la moindre idée. En fait, peu importait que ce soit Pliace ou Ifiair qui mourait en premier. Puisqu’elle tuerait les deux !

— S’il vous plaît… je…

— Silence ! hurla Nayolée en poignardant au ventre l’humain allongé devant elle. Je ne supporte plus tes jérémiades ! Tu m’empêches de réfléchir !

Le sang coula de l’abdomen du prisonnier et comme par miracle, il ne se plaignit plus.

Sa victime faisait maintenant d’ignobles gargouillis alors que du sang giclait de sa bouche. Sans s’en rendre compte, la Princesse avait fait remonter la lame jusqu’au plexus solaire.

Nayolée se pencha sur lui, regarda la couleur de son visage rouge de douleur, virant rapidement au gris…

La vie quittait les yeux du captif…

Une poignée de secondes et il arrêta de respirer.

Les humains étaient décidément bien trop fragiles pour ses petits jeux…

— Peut-être devrais-je repasser aux Argavoniens ? s’interrogea-t-elle en retirant lentement la lame du corps de celui qu’elle venait de tuer.

Commentaires

BESSOU Martine
Enitram34
10/10/2020
.E
.C
Une ombre sur l'univers m'a réconciliée avec la SF militaire parce que, comme dans ce premier extrait du tome 2, les scènes de combats n'y sont jamais dépourvus de poésie. Un deuxième extrait où l'on retrouve la "charmante" Princesse Orbionite égale à elle-même.
Théri Stéphane
Stéphane Theri
10/10/2020
.E
.C
Bienvenue à ce nouveau volet de la saga. Le visuel de couverture est tout simplement remarquable. La production écrite est riche en vocabulaire, créations, actions et suspens. Les amateurs devraient y trouver leur compte et plus encore. Bravo Gwendoline et bonnes ventes !!!
rabiller delphine
Delphine 83
10/10/2020
.E
.C
Que dire !!!! la couverture est tout simplement magnifique. pour l'extrait je ne le lirais que quand j 'aurais fini le premier volet de cette saga qui est très riche en vocabulaire et le travail d 'écriture est titanesque donc cet extrait ne peux que suivre le reste.
Parent Alain
Harley
11/10/2020
.E
.C
Bravo pour la couverture ! Les noms et prénoms à eux seuls sont une invitation à changer de galaxie. Cette colonne de fumée et ses effets dévastateurs, quelle ingéniosité. Il n'est pas étonnant que le 1er tome est reçu le prix de l'imaginaire. Toutes mes félicitations à l'auteure.
Ngijol Félicité
FKN
17/10/2020
.E
.C
Une fois encore un récit très visuel et parfaitement rythmé. Tout un monde se dessine avec ses codes et son langage. J'apprécie cet plongée dans un univers nouveau et palpitant.
TOPSCHER Nelly
Nelly78114
22/10/2020
.E
.C
Comme pour l'extrait du tome 1, cela donne envie.Je pense que je sauterai le pas vers la science fiction très vite. J'aime la poésie que se dégage de la plume.
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