pas vu, pas lu

Le marque-page des nouveaux talents ! Inscription / Connexion
"Toute littérature est assaut contre la frontière." Franz Kafka

Réglisse l'ânon harcelé

Auteur :

Patrick-Louis Richard

Categories : Jeunesse
Date de parution : 02/05/2021

Extrait
(1 avis)
Couverture
Réglisse l'ânon harcelé

Extrait de Réglisse l'ânon harcelé - YouTube

 

CONTE A LIRE PAR LES PARENTS AUX ENFANTS - LECTURE PEDAGOGIQUE ET INTERACTIVE !

Réglisse souffre, mais ne dit rien !

Les victimes de harcèlement attendent trop souvent l’extrême limite pour en parler et dénoncer ou pas leurs bourreaux. Et parfois, l’extrême limite, c’est le suicide qui emporte la victime avec tous ses secrets et qui laisse la part belle à son bourreau, lequel ne se privera pas de trouver d’autres victimes.

Harold ne peut pas laisser son ami dans une telle situation. Il a plus qu’une petite idée de l’auteur, mais est à mille lieues d’imaginer la cruauté de ses actes envers Réglisse, qui ne ferait pas de mal à une mouche.

Le lapin hésite, puis prend ses responsabilités à deux mains et invite à la discussion l’ânon.

Ils s’installent à l’ombre d’un platane et parlent de tout et de rien. Il faut mettre en confiance Réglisse. Foncer tête baissée et aborder d’entrée le questionnement sur les raisons des souffrances de l’ânon ne pourraient que le braquer et enfermer à triple tour son terrible secret, jusque-là bien gardé.

C’est un peu comme en justice, tant que le présumé coupable ou innocent, n’est pas passé aux aveux, il faut continuer à réunir des preuves, si possible incontestables, pour tenter de le faire craquer.

Harold sait que la partie est loin d’être gagnée. Leur discussion servira au moins à amorcer la pompe ; à jauger la volonté ou non de Réglisse de tout dire.

L’ânon n’est toujours pas disposé à évoquer les circonstances des atrocités commises envers lui et encore moins à dénoncer son bourreau. Il y a comme une sorte de loi du silence qui le lie à ce dernier. Rompre cette loi du silence serait s’exposer à l’incertitude de la nature des sanctions qui seront prises contre le multirécidiviste.

L’échange se termine. Les mots et les signes de réconfort ont été bien présents. Face à la souffrance, il convient de tenter de l’apaiser quand on n’a pas la faculté de la faire disparaître, sachant qu’elle est à la fois physique et morale.

Le lapin n’a pas dit son dernier mot, bien qu’il ignore quel sera son attitude lorsqu’il sera au courant des faits, de leur déroulement et de leur auteur.

Un véritable cas de conscience qui ne devrait pas en être un, car les lois existent et les sanctions correspondant à leur non-respect aussi !

Réglisse est conscient que tant qu’il ne dénoncera pas Brutus, il s’exposera au pire et il est loin d’être masochiste. Il espère au fond de lui que son tortionnaire finira par être pris en flagrant délit. Mais là, il se trompe sérieusement parce que le dindonneau est redoutablement rusé. Il défend très cher sa peau, alors qu’il n’a que faire de celle de sa victime.

Les sévices continuent ! Brutus ne lâche pas sa proie. Même le plus malin des renards ne pourrait parvenir à desserrer son étau. Réglisse n’en peut plus, il est vraiment en danger et ses résultats scolaires s’en ressentent.

Olga, l’institutrice, s’en inquiète et en fait part à ses parents. L’ânon subit un véritable interrogatoire en règle. Il reste une tombe et se sent obligé de mentir.

Voleur, menteur, complice, voici ce qu’il est devenu sous l’emprise de son bourreau.

Il invente à son père, à sa mère et à sa sœur, que les activités ludiques de l’école testent les capacités de réaction et de défense des élèves. Ainsi des batailles sont organisées, parfois avec une certaine violence.

Et comme l’ânon ne se plaint pas des coups et dissimule les blessures qui lui sont faites, Olga considère que les bagarres font partie du jeu, tant qu’elles ne dégénèrent pas et que personne ne vient la voir, en pleurs.

C’est un drame à ciel fermé, avec bon nombre d’yeux éborgnés et d’oreilles sourdes autour de lui, que Réglisse vit au quotidien, sauf les weekends qui sont ses seuls moments de répit.

Harold revient à la charge plusieurs fois. Il veut savoir, car il a l’intime conviction que son ami lui cache quelque chose. Et il tient à comprendre pourquoi !

La colère monte en lui, mais l’impuissance aussi. Difficile de faire avouer quelqu’un, habité par une peur qui lui noue le ventre.

Réglisse, l'ânon harcelé !: Conte: Amazon.fr: RICHARD, Patrick Louis: Livres

 

Commentaires

BLANC Déborah
Déborah Blanc
10/05/2021
.E
.C
L'idée est bonne. Il est important de sensibiliser les enfants à la manipulation et au harcèlement. Prendre le cadre d'une fable où les personnages sont des animaux plaît aux enfants mais en tant qu'enseignante je suis dubitative car l'extrait choisi me semble bien compliqué pour des enfants de primaire. Il y a beaucoup trop de mots difficiles et le style s'adresse davantage à des adultes qu'à des enfants. Mais peut-être que cet extrait n'est que l'introduction. Un autre extrait, davantage adapté à des classes de primaire, serait le bienvenu.
Nous contacter !
www.pasvupaslu.com Le marque-page des nouveaux talents !