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"Toute littérature est assaut contre la frontière." Franz Kafka

Perversion narcissique, ni silence ni victime !

Auteur :

Patrick-Louis Richard

Categories : Essais
Date de parution : 15/09/2021

Extrait
(3 avis)
Couverture
Perversion narcissique, ni silence ni victime !

Le présent essai s’inscrit dans la continuité de mon ouvrage sur le même thème, à savoir « Les Pervers Narcissiques à charge et à décharge ». Il est le fruit d’un long parcours introspectif, d’une démarche spirituelle ainsi que d’un riche vécu qui m’a beaucoup appris sur les comportements, tant à travers l’observation qu’à travers l’analyse. Confronté à des dirigeants atteints de ce trouble de la personnalité « destructeur psychologique d’autrui » à plusieurs occasions, il aurait fallu, pour mon bien-être au travail et dans la vie tout court, que je renonce au salariat bien plus tôt que je ne l’ai fait. Cependant, si je suis en état de rédiger cet ouvrage aujourd’hui, c’est parce que j’ai su réagir et agir à temps afin de me prémunir des dégâts que ces prédateurs et parasites incurables ne manquent pas d’occasionner à leurs proies souvent fragilisées. Aider désormais mon prochain à les détecter afin de les éviter ou à défaut à les écarter de son chemin dans la mesure du possible, est la mission de fin de vie que je me suis fixée.

À l’aise pour en parler librement parce que j’ai accompli mes deuils, mis fin à mes peurs toxiques ainsi qu’à mon besoin viscéral d’aimer et d’être aimé (raconté dans mon livre « L’homme qui réparait les ailes brisées ») et ceci par le biais d’un travail introspectif vers la connaissance de soi, l’amour de soi, je souhaite contribuer, de toute la singularité de ma vision et de mon approche, à faire sortir ce trouble de la personnalité de son silence, assimilable à de la non-assistance à personnes en danger ; tellement les Pervers Narcissiques sont des récidivistes, passant d’une victime à l’autre.

Tout ceci dynamisé par la force mentale, l’authenticité et le bon sens de la femme qui illumine ma vie ; elle-même confrontée à la Perversion Narcissique dans toute sa malignité, pour ne pas dire sa cruauté. Sans oublier les personnes côtoyées durant mon parcours, en grande souffrance du fait d’autrui, mais également les nombreux témoignages aussi émouvants qu’édifiants que j’ai reçus à la suite de mes publications sur le sujet. Publications que j’ai faites en prenant toujours la précaution de dire que j’abordais ce domaine de la psychanalyse, en tant qu’individu ayant été confronté à des Pervers Narcissiques et non pas en tant qu’expert. Ne pas manquer de respect aux professionnels au service de la bonne santé psychologique et physique de leurs patients (ils sont au cœur de mon Plan de Prévention des Conséquences de la Perversion Narcissique et d’Accompagnement de ses Victimes) est primordial pour moi.

Le regard singulier développé ici sur les gens exposés à la Perversion Narcissique, avant d’y être confrontés et d’en devenir les victimes réelles, n’est pas le reflet strict de la pensée des psychanalystes, mais il est l’idée sincère et profonde que je me suis faite. Présenter les victimes sous un angle différent est la posture que j’ai intuitivement choisie, de même que m’inspirer de ma propre expérience et de celle construite sur la base des témoignages d’autres victimes. Victimes qui ont pu être qualifiées ainsi en raison de l’absence du moindre doute sur le trouble de la personnalité de leurs destructeurs psychologiques (grille de diagnostic formel).

Les psychanalystes soutiennent, sauf interprétation maladroite, qu’il ne s’agit pas d’une maladie mentale au sens premier, mais d’un trouble de la personnalité parmi les six conservés - antisocial, évitant, borderline, narcissique, obsessionnel compulsif et schizotypique - sur les dix troubles identifiés ; ce que je ne réfute pas, mais de mon point de vue la raison qui doit faire que la psychanalyse aille plus loin est cette folie dont les Pervers Narcissiques paranoïaques ont peur et qu’ils transfèrent, comme pour s’en protéger, à leurs victimes qu’ils prennent pour des personnes sujettes à des problèmes psychologiques (une forme d’esquive pour être dans le déni des leurs).

Je me suis ainsi appuyé sur les postulats suivants que j’ai pris pour piliers de ma réflexion et de mon analyse :

  1. Le terme « Pervers Narcissique » a été repris par mes soins, après avoir voulu le nommer autrement, tout en insistant sur son côté galvaudé ; accommodé qu’il est à toutes les sauces par ceux qui voient des Pervers Narcissiques partout. Ce qui peut s’expliquer en particulier du fait de la présence du narcissisme et des déviances perverses chez un nombre assez significatif de gens. Mais lorsque nous parlons de Perversion Narcissique, nous sommes dans une autre dimension, plus rare mais bien plus destructrice.
  1. Le Pervers Narcissique (homme/femme) n’est pas seulement un prédateur, mais aussi et surtout un parasite. Il ne se nourrit pas de la carcasse d’autrui, mais de l’emprise qu’il a sur lui de son vivant ; raison pour laquelle il s’accroche coûte que coûte à la personne, repérée ou non, comme pour se nourrir de ce qu’elle a et qu’il aurait aimé avoir. Il n’imagine pas une seconde la perdre et quand il sent que cela va être le cas, sa malignité décuple ; sauf s’il a lui-même décidé de s’en débarrasser parce qu’elle devient dérangeante, gênante, ou a réussi à le démasquer et en a parlé autour d’elle (risque de ternir l’image fabriquée d’une personne honorable).
  1. Les personnes, exposées d’abord (victimes potentielles) puis confrontées ensuite (victimes réelles), n’ont pas de prédispositions psychologiques naturelles à le devenir, mais les Pervers Narcissiques se complaisent à transformer ce qui apparaîtrait comme de véritables atouts aux yeux d’autres gens, en de véritables faiblesses et ceci en alternant les compliments et les reproches (déstabilisation). Ces faiblesses sont d’ailleurs souvent leurs zones obscures qu’ils transposent à leurs victimes (identification projective).
  1. La Perversion Narcissique est bien plus que des comportements circonstanciels et opportunistes ou des troubles de la personnalité toxiques et occasionnels, mais un processus volontaire, conscient et redoutable de destruction psychologique d’autrui, lent et sournois, abrité sous l’armure d’un paraître, impénétrable et angélique, jusqu’au jour où un des dominos méticuleusement alignés s’écroule et fait tomber tous les autres.
  1. Les individus Pervers Narcissiques sont atteints d’un trouble de la personnalité « destructeur psychologique d’autrui incurable », le savoir est salvateur et évite bien des dépenses d’énergie et de temps à essayer de les changer. S’ils sortent du déni et acceptent de se faire accompagner, non pas en jouant les victimes mais en étant conscients de leur toxicité, les échecs et les récidives sont bien plus fréquents que les rémissions. La Perversion Narcissique n’est pas une addiction en soi bien que les Pervers Narcissiques aient des addictions (alcool, drogues, déviances sexuelles), mais une « tare génétique » qui s’est ancrée dès le plus jeune âge par le biais de plusieurs facteurs, dont le type d’éducation, les épreuves de l’enfance et de l’adolescence, mais ne pouvant absolument pas excuser les comportements destructeurs à l’âge adulte, qu’ils soient conscients ou inconscients, car nous sommes face à de misérables (ils sont loin d’être aussi intelligents comme il se dit fréquemment) parasites manipulateurs et menteurs comme ils respirent. Ce qui fait d’ailleurs qu’ils sont communément qualifiés d’individus très difficiles à déceler, car ils ont le don de se sortir à leur avantage de toutes les situations (processus de mise en place de l’emprise et de prise de conscience de la victime, lent et progressif ; sauf pour les gens éveillés qui ont déjà eu affaire à eux et qui les détectent comme le nez au milieu de la figure). Il faut donc les avoir subis durablement ou plusieurs fois, être au bout du rouleau et demander de l’aide (accompagnement thérapeutique), pour les identifier et être en mesure de les fuir, à condition de le vouloir (l’emprise est coriace) et de le pouvoir (cercle familial, couples avec enfants).
  1. Personne n’est vraiment à l’abri de tomber sous l’emprise d’un Pervers Narcissique. Celui-ci mange à tous les râteliers et surtout ceux remplis de ce dont il est dénué. Il y a des gens qui partagent pendant longtemps leurs vies professionnelles et/ou privées avec ces individus, sans savoir donner un nom à leur trouble de la personnalité ou en ignorant même qu’ils côtoient des gens hautement toxiques, jusqu’au jour où ils ne supportent plus leurs comportements déviants et ambivalents. Il y a aussi des gens qui peuvent en avoir conscience assez tôt, mais qui arrivent à vivre ou à travailler avec eux, car ils voient leur propre intérêt, leur propre confort (égoïsme), avant le péril qu’ils font courir aux autres.

Il y a enfin les gens qui n’ont pas le choix parce qu’ils doivent travailler et qui se jettent dans la gueule du loup, en espérant qu’ils auront peu d’occasions d’être en contact direct avec eux. J’ai été de ces gens, mais j’ai dû les subir au quotidien dans les instances de gouvernance et ailleurs. Ce sont des provocateurs joueurs, tout ce que vous n’appréciez pas, ils le font, en particulier quand ils vous ont dans le collimateur.

  1. En revanche, les gens au courant de leur trouble de la personnalité, qui s’emmurent dans le silence, pour de multiples raisons (peur de perdre leur emploi par exemple ou bien ce qu’ils ont à gagner est moindre par rapport à ce qu’ils peuvent perdre), oublient souvent, en conscience (individualisme) ou en inconscience (irresponsabilité), le fait que le Pervers Narcissique ne porte rarement préjudice qu’à une seule victime et qu’il est dangereusement toxique. En poussant ceci un peu plus loin, nous pourrions qualifier cette sorte d’Omerta, à ne pas dénoncer et à ne pas agir contre, de « non-assistance à personnes en danger »…

Lien pour accéder à mon ouvrage :

Perversion Narcissique, ni silence ni victime ! : RICHARD, Patrick Louis: Amazon.fr: Livres

 

 

 

 

Commentaires

Théri Stéphane
Stéphane Theri
17/09/2021
.E
.C
Expérience personnel, recul et analyse forment le cercle parfait de cet essai qui, sans ambages, nous plonge dès les premières lignes dans le concret. L'auteur semble signer là un ouvrage basé sur une expertise terrain et livre des clés à toutes celles et tous ceux qui peuvent être confronté(e)s à cette triste et très sinistre comédie qui se joue hélas trop souvent dans le milieu professionnel mais également dans la vie de tous les jours. Un ouvrage très utile !!!!!
Dubois Clément
Un été 42
27/09/2021
.E
.C
Belle entrée en matière sur un fléaux encore en mal de reconnaissance et pourtant bien présent.
Robsart Amy
Amy
05/11/2021
.E
.C
Méthode et expertise se conjuguent assez fortement pour des propos sérieux, sur un fléau réellement pernicieux et très présent. Le recul est présent dès le préambule. Toutes mes félicitations pour cet ouvrage utile !
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