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"Toute littérature est assaut contre la frontière." Franz Kafka

L'Isaac Circus

Auteur :

Stéphane Theri

Categories : Romans
Date de parution : 14/06/2019

Extrait
(22 avis)
Couverture
L'Isaac Circus

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EXTRAIT

CHAPITRE III

Le dernier message

De nouveau inondé par un vide immense, notre curé se devait, à présent, de vivre seul la dernière réplique des secousses imposées par Achille à sa vie, à sa paroisse et à tous les gens amassés dehors. En effet, en ce matin de grande agitation, un œil plus attentif, et surtout moins inquiet que le sien, aurait distingué, toujours par le petit interstice du grand portail, dans cette foule immense et de plus en plus compacte, des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards et des policiers se pressant autour de l’église. Un regard, un peu plus aiguisé encore, aurait vite remarqué leurs visages aux multiples couleurs de peau. En s’attardant davantage, ce même regard aurait souligné la juxtaposition de tenues vestimentaires modestes, luxueuses ou académiques. Dehors, il n’y avait plus de lutte de zonards ou de bourgeois. Il n’y avait plus de classes sociales, de regards envieux, de mépris, ou encore de haine raciale. La route nationale avait cessé d’être la ligne de séparation pour, cette fois, servir de repère à tous ceux qui voulaient rejoindre l’église et se rassembler autour du cercueil de cet enfant pas comme les autres. La paix et l’amour semblaient habiter le cœur et le regard de tous ces hommes, de toutes ces femmes et même le coeur des plus jeunes. Des Chefs d’Etats, des ministres, des économistes de renom, des artistes du show-business, des représentants de l’ONU se mêlaient aux plus modestes et aux plus anonymes. Toutes ces sommités n’étaient peut-être présentes que par volonté de plaire ou de travailler leur image publique. Elles étaient peut-être tout simplement là pour partager la vive émotion qui prenait chacun d’eux au plus profond de ses tripes. Un événement majeur – non, un drame terrible - les rendait tous un peu frères, et conférait à chacun la certitude qu’il fallait se trouver là. Achille était mort, et chacun d’eux voulait une dernière fois saluer celui qui fut, tour à tour, leur ennemi et leur partenaire. Avant sa disparition, Achille s’était fait connaître des foules du monde entier. La nature même de ses actions, tout comme les bouleversements qu’elles avaient occasionnés, justifiaient la présence de journalistes venus du monde entier. L’évènement était majeur. La Terre venait de perdre un citoyen hors norme, et devait pleurer son disparu ! Au-delà de toutes religions, de touts courants politiques, de toutes positions économiques ou sociales, Achille avait réussi l’inimaginable : rassembler les hommes ! Dehors, les camions des régies mobiles des chaînes de télévision avaient commencé à retransmettre les images de la place de l’église. Les micros passaient de bouche en bouche, pour collecter les phrases de circonstance. Les hommes d’état interviewés partageaient un sentiment de tristesse générale, et leurs profonds regrets. Une fois encore, la folie des hommes avait fait perdre à l’humanité un être d’exception !
- Mon Père !
- Oui, qu’est-il arrivé encore ?
Les bras une nouvelle fois levés vers le ciel, notre abbé n’allait pas en croire ses yeux ni ses oreilles. Devant lui, le regard affolé par les circonstances, se tenait l’incontournable et fidèle Béliard. Le vieux gaillard n’avait pas failli aux besoins nés de ce chambardement pour, de toute son énergie, répondre aux exigences de l’abbé. Lorsque, tôt dans la matinée, l’abbé lui avait téléphoné pour lui annoncer le chaos dans lequel il se trouvait, il avait immédiatement répondu présent à son appel. Béliard avait aussitôt sauté sur son vélo et battu, sur cet engin presque aussi vieux que lui, son record personnel de vitesse. Depuis l’aube, il jetait, lui aussi, un œil attentif sur tous ces intrus. Il avait même balancé au conducteur des travaux l’une de ses tirades préférées « Y-a des coups de pompes dans le cul qui se perdent ! ». C’est la présence de l’abbé, et sa grande capacité de persuasion, qui évitèrent au régisseur de recevoir du rustre, et ce à plusieurs reprises, les coups de pompes pas encore perdus, mais pendus au bout des jambes de Béliard.
Ce dernier lui balança donc, avec toujours autant de sensibilité :
- Mon Père ! C’est la petite crapule de Mébarek !
- Béliard, Mébarek est amplement suffisant, surtout dans ces circonstances ! Alors ! Où est-il, et qu’a-t-il fait pour mériter que vous le traitiez encore de la sorte ?
- Pour l’instant rien, Mon Père. Enfin, c’est ce qu’il m’a dit, comme à chaque fois. Mais, attendez la suite des couillonnades. Il n’a pas voulu me dire pourquoi, mais il souhaite commencer la cérémonie. Je préfère vous le dire, je ne suis pas trop d’accord avec çà. Enfin, si par malheur vous l’étiez, et avec votre bonté cela ne m’étonnerait pas, je préfère vous le dire : ça va encore faire grincer des dents toutes ces belles personnes qui attendent dehors.
- Laissez-moi en juger ! Où est-il ?
- Il vous attend devant la porte. Je lui ai dit de ne pas bouger ou bien qu’il aurait affaire à moi. Sacré nom d’une pipe !
- Bon, j’y vais. Vous, filez surveiller notre Saint-François. J’ai peur qu’ils ne le fassent tomber !
- Ils n’ont pas intérêt, ou alors, sacré nom....
- Dépêchez-vous, allez !
Béliard prit aussitôt l’allée qui conduisait à la statue, tandis que l’abbé s’en alla rejoindre Mébarek. Alors qu’il s’approchait de l’allée centrale, un puissant faisceau de lumière éclaira subitement celle-ci. Ce rayon lumineux traversait l’allée tout entière. Sa lumière blanche prenait sa source au-dessus de l’autel et finissait contre le portail. Son intensité était telle qu’il eût été impossible, à quiconque, de voir son extrémité. Au centre de cette lumière blanche se tenait une ombre isolée du reste de l’église. Le mouvement des bras de cette silhouette imparfaite semblait se battre comme pour s’en extraire, ou, tout au moins, s’en protéger. L’abbé, témoin oculaire de cet évènement, et troublé par ses émotions, ne put s’interdire de penser à un être mort essayant de quitter les limbes. Son esprit lui renvoya en flash la silhouette et le visage d’Achille, enfant mort avant d’avoir été baptisé. Comme pour le ramener à la raison, la lumière cessa à l’instant même où l’abbé fit son premier pas dans l’allée. Un grand cri, suivi de son écho, traversa la salle :
- Tony, baisse-moi ça, tu veux. Ce n’est pas un carnaval ni une discothèque !
Habillé comme pour se rendre à une communion, soulagé par l’arrêt du faisceau lumineux Mébarek dégagea ses deux mains de ses yeux, et du même coup, retrouva l’abbé face à lui. Sans que personne ne puisse les entendre, ils échangèrent quelques mots, avant que le jeune garçon sorte de sa poche une enveloppe dont il extirpa un bout de papier qu’il tendit à l’abbé. Celui-ci prit bien soin, en le dépliant, de ne pas le déchirer. En fait, il y avait deux feuilles. Chacune d’elles laissait, à son extrémité gauche, de petits lambeaux réguliers, donnant l’information qu’elles avaient été arrachées d’un cahier à spirale. Deux détails pourtant les distinguaient l’une de l’autre : l’écriture de la première feuille était différente de la deuxième, et des petits carreaux remplaçaient, sur la deuxième feuille, les grands carreaux de la première. L’abbé commença la lecture de la première page et, avant de la tourner pour lire son verso, s’adressa à Mébarek.
- Depuis quand as-tu cette lettre ?
- Depuis environ quinze jours mon père !
Les mimiques de l’abbé dévoilèrent son trouble. Sans rien dire de plus, il reprit sa lecture calmement. Mébarek attendit avec impatience le moment où l’abbé terminerait le tout. Ce fut l’affaire de deux ou trois minutes. L’abbé baissa enfin les bras. Ses yeux assombris renvoyèrent de l’embarras. Il replia les deux feuilles de papier, pour faire en sorte qu’elles retrouvent leurs plis initiaux et tendit le tout au jeune garçon.
- Tiens !
Mébarek, sans un mot, les replaça dans l’enveloppe.
- Alors, Mon Père ! Vous êtes d’accord ?
Le curé lui posa délicatement la main sur la tête avant de lui répondre.
- Je regrette, mais je ne peux pas te ...
Il n’avait pas fini sa phrase, qu’un nouveau rayon de lumière, légèrement moins violent que le précédent, les isola de nouveau tous les deux du reste de l’église. L’abbé leva les yeux au ciel, pressentant qu’il lui fallait sûrement réfléchir encore avant de donner sa réponse. Il fut de nouveau persuadé qu’Achille le regardait et tirait encore, et du ciel, les ficelles de la cérémonie.
- ...bon, laisse-moi réfléchir encore quelques minutes. Ce que tu me demandes est délicat et je dois ...
- Ne me dites pas non, Mon Père ! Ne me dites pas non ! Le rayon s’estompa, comme pour ponctuer la requête de Mébarek. L’événement fut, comme le précédent, marqué d’un nouveau cri auquel, prisonniers de leurs émotions, et lucides sur l’enjeu de la requête du gamin, ils ne prêtèrent pas la moindre attention. Comme un fait exprès, et pour la première fois de la matinée, l’abbé osa enfin ouvrir la porte, et invita d’un geste délicat le gamin à quitter les lieux.
- Ne t’éloigne pas trop Mébarek, je vais y réfléchir et te donner ma réponse ici même. Je reviens tout de suite.
Le gamin retourna sur les marches de l’entrée principale. L’abbé leva une nouvelle fois les yeux vers le ciel. L’humidité les avait très largement envahis. Il ferma la porte derrière le jeune garçon et feignit de ne pas voir la foule plus compacte, plus importante et, surtout, plus proche encore qu’à son dernier coup d’oeil. Il tourna le dos à la porte. Un nouveau rayon de lumière, plus terne,éclaira son visage. Cette fois, l’intensité ne provoqua aucune gêne pour ses yeux.
- C’est bon Tony, on le tient ! Ne touche plus à rien ! gueula le maître temporaire des lieux.

Commentaires

Bathelt Julie
jutiou
25/06/2019
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.C
Je suis en pleine lecture de ce roman, je le trouve superbe, les personnages sont très attachants et touchants!
Lioret Mathilde
Mathilde Lioret
12/09/2019
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J'aime bien. J'aimerais bien en lire un peu plus. Ca ressemble à un roman de fiction et en même temps à un roman de société. C'est bien et ça bouge. Est-il possible d'en lire un peu plus ?
Laura Linney
Laura
14/09/2019
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.C
Mais qui est Achille ? Quel mystère se cache dans la mémoire de cet abbé ? Je me doute bien que la présence des médias fait d'Achille un personnage important. J'ai vu deux ou trois commentaires sur à propos de l'Isaac Circus. J'aimerais pouvoir échanger un peu avec vous... je reste dans l'attente de vous lire, cher monsieur Théri
BARTLOMORY DANIEL
danfanki
20/09/2019
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Très, très bon livre de mon ami Stéphane.... Ce livre m' a fait revivre des périodes importantes de ma vie dans la cité .. et Stéphane nous transporte dans la réalité d' une vie qui est toujours d' actualité .... merci, merci Stéphane pour ton, tes clins d' oeil .... Je recommande particulièrement L'Issac Circus.
Levy Nicolas
Sedona
28/09/2019
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.C
Je peux pas ne pas parler de ce livre. C'est super l'Isaac Circus. Ca vous prend les tripes et ça parle vrai d'une France que nos politiques ne regardent jamais dans les yeux. Steph, ton livre, c'est comme ton projet : C'est beau !
Dormont Lise
Dormont Lise
02/10/2019
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.C
J'ai lu quelques critiques sur Babélio avant de découvrir cet extrait. On parle de vous en bien et cet extrait appelle à énormément d'interrogations. J'aime le style. Vous semblez posséder une écriture dense.
Dumay Justine
C Justine
03/10/2019
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.C
Quelle densité d'écriture. J'ai lu plusieurs critiques positives sur ce roman. Je crois que je vais me laisser tenter avant la fin du mois.
BLANC Déborah
Déborah Blanc
07/10/2019
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J'aime beaucoup le style. Les descriptions sont un régal et permettent de créer d'entrée une atmosphère à la fois bien réelle et teintée de mystère. On a l'impression d'être aux côtés de l'abbé pris en otage par les tentacules médiatiques. Et bien sûr on a terriblement envie de savoir qui est cet Achille que tout le monde semble connaître...
TOPSCHER Nelly
Nelly78114
13/10/2019
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.C
Je viens d'en finir la lecture. Des personnages très attachants qui oeuvrent à poser des réflexions sur nos jeunes de banlieue. Je retiens surtout une belle humanité et beaucoup d'Amour dans ce roman. L'écriture qui se veut légère aborde de très nombreux sujets . Le tout se lit très vite mais fait énormément réfléchir.
Delerme Florentin
Florentin
23/10/2019
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Allez, je glisse deux ou trois mots sur ce livre. Je l'ai lu. Steph, c'est une super histoire surtout pour ceux qui comme moi connaissent un peu ton parcours. Si vous voulez lire un roman de société avec de l'amour, de l'amitié et toutes les dérives de notre société de consommation, achetez l'Isaac Circus. Voilà, je l'ai fait et je suis certain que ej vais me faire engueuler.
Lavanant Brieuc
Brieuc de Saint-Malo
04/11/2019
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Je ne fréquente pas trop les curés et les églises. Ceci dit, il a l'air sympa cet abbé. Il a l'air aussi très inquiet et bien secoué. L'écriture me saisi. Je ne sais pas qui est Achille mais la couverture, le titre, tout à l'air bien. Ou achète-t-on ce livre ?
Mallard Noëlle
Bigoudaine
04/11/2019
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.C
J'ai tout de suite eu envie de serrer ce petit bonhomme dans mes bras pour le protéger, le protéger des hommes et de lui-même. Ce roman m'a fait rire, pleuré... il m'a fait réalisé que la banlieue vue de l'intérieur peut être à la fois terrorisante mais tellement riche, et qu'avec une grande volonté et des idées, les choses peuvent changer. J'adore votre style Stéphane Théri!
Frémont Nina
Nina
20/11/2019
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.C
Achille donne l'idée d'une personne au destin unique. Ce curé emprunt d'émotion est touchant et cette horde de techniciens à la hauteur d'un spectacle mais loin du respect demandé par une cérémonie d'obsèques. Ce roman semble bien ficelé, intéressant et humain. J'aime le début !
Robsart Amy
Amy
22/11/2019
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Invitée par Christèle, la co-fondatrice de cette plateforme, je trouve enfin le temps de venir échanger mes sensations sur ce que l'on peut trouver ici. L'Isaac Circus, je l'ai lu, est un roman qui navigue sur plusieurs genres littéraires. Certains trouveront qu'il est un roman de société, d'autres un conte, une romance ou peut-être une grande utopie. Je crois que c'est un peu la synthèse de plusieurs genres. Je crois aussi que l'auteur a volontairement mélanger les genres pour mieux servir son propos. Ce qui m'a particulièrement séduit, c'est l'écriture de Stéphane Théri. Certaines phrases de ce roman sont si denses et tellement porteuses d'images que l'on peut aisément s'imaginer les personnages et les voir évoluer. La part de rêve et de naïveté d'Achille, le héros de ce roman, se combinent de façon très intelligente avec la peinture réaliste d'une France défavorisée trop souvent oubliée et, hélas, trop confrontée à la violence. Malgré certaines scènes déchirantes, l'auteur nous dévoile avec beaucoup d'habileté la fragilité des conditions de vie des habitants de ce quartier, le dépouillement tant matériel que culturel et tout ce que notre pays a oublié de mettre en place pour faciliter les échanges entre des invidious issus d'horizons multiples et ne parlant pas ou mal le français. Stéphane Théri utilise Isabelle pour dénoncer la vulnérabilité de l'innocence. Il n'oublie pas, en même temps, de mettre d'exhorter la force de l'amour qu'Achille dégage pour nous démontrer que ce sentiment ira plus loin que tout ce que nous pouvons penser impossible à réaliser et cela, au-delà de la misère et de la mort. Un choc émotionnel peut tout remettre en question, une vie entière. C'est ce que l'auteur démontre avec ce gamin dont la volonté de construire va prendre le pas sur l'aversion qu'il éprouvait pour son quartier et son aisance à tout rejeter. Dès l'instant où Achille accepte son environnement, il va le modeler à l'image de toute la clairvoyance d'Isabelle. Les secondes d'émotions offertes dans ce livre sont aussi nombreuses que les occasions de se moquer de nos politiques tant elles mettent en exergue la facilité avec laquelle tout pourrait être différent dans nos banlieues si, il y avait une réelle motivation et un véritable engagement politique. Je rencontre tous les jours des dizaines de gamins qui pourraient se prénommer Achille. Quant à la mort de ce jeune héros, sans en dévoiler le secret, elle se pose dès le début du roman pour évoquer la part d'impossibilité qui sommeille en chacun de nous, dès lors que nous refusons de nous battre et que nous tombons dans l'acceptation ou la capitulation. Achille, pour notre réveil, paye le prix de sa vie. Je conseille ce livre à tous les lecteurs et particulièrement au adolescents en mal d'action ou de réflexion sur ce qui pourrait donner à leur vie, un sens plus singulier que celui offert par tous ces écrans liberticides.
Delannoy Bertrand
Bertrand Delannoy
11/12/2019
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On m'a offert ce roman et je l'ai lu très vite. Belle écriture, certaines pages sont denses, d'autres légères mais le contenu sert le propos de l'auteur. Stéphane Théri dénonce le laisser aller de nos politiques et de toutes celles et tous ceux qui, un jour, ont eu entre leurs mains la possibilité de donner un autre visage aux banlieues françaises et qui ont plutôt choisi de leur tourner le dos. Si certaines recettes données par le jeune Achille sont posées avec naïveté, d'autres vous explosent à la figure tellement elles sont emplies de bon sens et d'humanisme. Le destin tragique du personnage d'Isabelle n'est ni plus ni moins q'une métaphore pour lever le voile sur toutes les victimes innocentes laissées sur la bas coté de quartiers délestés de tous droits communs. Avec Isabelle, Achille apprend pourtant à trouver, à dénicher toute l'humanité qu'il porte en lui. La route qu'il entreprend pour répondre aux rêves d'Isabelle est un peu comme un chemin de Compostelle. L'auteur nous plonge dans les méandres de l'esprit d'Achille où luttent l'envie de se battre et le rejet pur et simple. La réflexion du gamin, poussée par l'abbé Duflot, donne une route à suivre ou l'apprentissage et les livres tiennent une place prépondérante. Le jeune personnage est fort heureusement encadré par un abbé dont la foi se situe au niveau du ceux et c'est tant mieux. Comme toute aventure humaine, il y a des personnages truculents comme ce Béliard, bourru mais bon serviteur de l'abbé. Momo est l'archétype du fils d'immigré abandonné par la société. illettré, mais pas mauvais bougre, il se réfugie, lui aussi, dans la violence avant que l'amour lui donne de nouveaux horizons. Mébarek symbolise quant à lui la banlieue des jeunes immigrés et l'amitié sans faille. Là encore, l'auteur veut nous montrer que l'intégration n'est pas un sujet dès lors que deux personnes ont décidé mutuellement de se connaitre, de découvrir leurs différences et de s'aimer, sans jugement. La fin, sans la dévoiler, représente un message très fort. L'auteur nous emmène au plus profond de sa conscience et nous dit : On n 'oublie jamais son enfance, elle façonne chacun d'entre nous ! Un livre à partager et à mettre dans les mains de tous les adolescents en manque de motivation dans cette société ou l'écran, le virtuel et la masse d'informations tuent l'esprit et l'analyse. Je recommande ce livre qui pour moi reste un livre à part dans le flot de ce que nous proposent bon nombre d'éditeurs. Ha, le dessin de la couverture est magnifique !
Brunet Pascal
PascalB
28/01/2020
.E
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Voilà un premier chapitre qui donne envie d’en savoir plus sur cet Achille ! On ressent parfaitement l’impression de « viol » que subit ce curé face à la horde d’irrespectueux journalistes venus faire du sensationnel. L’écriture est fluide et les descriptions dosées juste ce qu’il faut pour ne pas alourdir le propos. On sent que ce roman va nous questionner et peut-être nous confronter à nos certitudes. Les sentiments y auront une large place, il me semble !
Community Manager
Community Manager
27/04/2020
.E
.C
J'ai lu ce livre très rapidement. Il y a des pages denses qui portent à une réflexion sur le poids de la situation sociale d'un individu. Il y a d'autres pages plus légère ou Achille, petite garçon fragile laisse de coté son assurance pour s'abandonner à ses sentiments. Amour, amitié et humanisme sont présents dans ce roman.
Luciani Marina
Libellule
20/05/2020
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.C
Mais que se passe-t'il dans cette église ? Il y a du mystère, de vives émotions et un curé dépassé par les événements. Après la lecture de cette page, on veut bien naturellement savoir qui était ce gamin répondant au prénom d'Achille.
BLANC Déborah
Déborah Blanc
02/07/2020
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.C
Je viens de terminer ce roman de société qui décrit parfaitement la vie dans les banlieues difficiles. Les descriptions quasi cinématographiques, donnent au récit un côté très "visuel"qui nous immerge dans cet univers et au rythme des pages, nous sommes plongés dans la vie et le coeur d'un petit bonhomme qui croit dur comme fer que les pensées et les actes peuvent changer le monde. Un parfum de tolérance, de solidarité d'humanité, d'amour se répand au fil de la lecture et nous emporte vers un dénouement des plus inattendus.
Grégot Marie
California
22/07/2020
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.C
Etrange atmosphère et vive émotion. Le curé en a gros sur le coeur. Que de mystères ! J'aime beaucoup le livre et aimerais savoir pourquoi il y a autant de monde dehors, devant cette église. Le dessin de la couverture est très jolie et appelle à lire ce livre.
rabiller delphine
Delphine 83
29/07/2020
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.C
j'aimerais beaucoup lire ce roman en entier car je pense qu'il parle de sujets ou l'on s 'invite à la réflexion. encore une fois bravo pour la couverture qui concorde parfaitement à ce que j 'ai pu lire.
clement Delahay
La Pléiade
31/08/2020
.E
.C
Il y a énormément de choses dans cet extrait. Du mystique avec ces rayons lumineux qui interpellent notre curé. De l'extraordinaire, avec ce parterre de personnes si différentes. La plume est dense et l'ouvrage, empli de mystère. Rêce, cauchemar ou aventure extraordinaire, je ne sais pas mais, c'est bien écrit. La couverture est riche.
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