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"Toute littérature est assaut contre la frontière." Franz Kafka

L'Homme qui réparait les ailes brisées

Auteur :

Patrick-Louis Richard

Categories : Ouvrage autobiographique
Date de parution : 22/03/2021

Extrait
(2 avis)
Couverture
L'Homme qui réparait les ailes brisées

Bonjour à tous,

Rien de plus beau dans la vie que d'enfermer son paraître à double tour et de prendre conscience de l'incroyable puissance et empathie de son être, dans un rendez-vous unique avec soi-même. C'est ce que j'ai fait. Le parcours a été long et semé d'embûches, mais ma résilience et la guidance de mon coeur ont eu raison d'elles. 

C'est ce parcours fait de bonnes et de mauvaises rencontres, de bonnes et de mauvaises décisions, de bonnes et de mauvaises trajectoires, que je raconte dans ce livre donneur de vie, donneur d'espoir.

Et bien plus encore, avec une introspection fortement inspirée de ce texte si juste de Jacques Salomé :

« Le manque d’amour de soi, cet amour fait de bienveillance, de respect, a des conséquences directes sur nos relations avec autrui. Il se traduit par un manque de confiance, des doutes et de la méfiance qui vont générer ou entretenir soit des relations à base d’appropriation et de possessivité, soit des relations de type persécuté-persécutant. Si je ne m’aime pas, je ne pourrai pas aimer, puisque je serai dans le besoin et l’exigence d’être aimé.

Dans le manque d’amour de soi, on est toujours, ou dans le « demander-exigence », ou dans le « refuser, parce que pas assez ». Dans les deux cas de figure, on a une grande difficulté à donner. Lorsque l’on ne s’aime pas, on pense que l’on n’a rien à donner de valable et d’intéressant, et lorsque l’on donne, on a le sentiment d’être dépossédé, par une sorte d’équation inconsciente d’avoir "un moins" en soi. »

Avec le questionnement et les réponses, correspondants dans l'ouvrage :

Pourquoi ai-je été aussi peu attentif à moi-même, à mon propre bien-être ?

Rechercher une réponse toute faite dans mon enfance et dans mon entrée précoce dans le monde des adultes ne serait-il pas aller à la facilité, même si ces périodes mal vécues ont forcément laissé des traces, ont été impactantes ?

Qui suis-je ?

Un être porté par son cœur et sa sensibilité, programmé à voir tout en noir, pour exister ensuite par le bien et par ses actions bienfaitrices, réparatrices, salutaires ?

Un adulte resté, en conscience ou en inconscience, un grand-enfant dans certaines de ses attitudes, pour rencontrer sur le tard cet amour de lui-même qu’il n’a pas su avoir avant ?

Manque de confiance et manque d’assurance, je les ai eus, au point de rechercher en toute occasion de la reconnaissance formelle, en paroles ou par écrit ; alors que dans les faits elle était déjà là. Sur ce point, j’ai bien avancé, même si cela reste encore perfectible.

Appropriation, possessivité aussi, encore aujourd’hui avec Estrella. Mais là aussi je progresse à grands pas, m’étant fait à l’idée que si elle voulait, pour les raisons qui lui appartiennent, voler de ses propres ailes un jour, je ne pourrais que l’encourager à le faire. Tenir une personne par l’intensité de l’amour qu’on lui procure n’est pas de l’amour, mais une certaine forme d’égoïsme, voire plus.

Relations de type « persécuté-persécutant » ? Il fallait vraiment m’atteindre dans ce qui représente à mes yeux les limites à ne pas franchir, pour que je n’enferme, en conscience ou en inconscience, dans la posture de victime, après celle de sauveur ; plus par sentiment d’injustice profonde et d’incompréhension que par la volonté d’être au centre de toutes les attentions.

Cela a été le cas avec les pervers narcissiques que j’ai croisés, durant mon parcours professionnel. Au départ, j’ai cru que j’en voyais partout ; que je pouvais moi-même être atteint de ce trouble de la personnalité qui trouve assez souvent ses racines dans l’enfance. Mais quand j’ai regardé de plus près quels pouvaient être les comportements de ces gens-là, je me suis ravisé et j’ai tout fait pour me protéger en les fuyant, quelles qu’en soient les conséquences. Les personnes de cœur et vraies sont des proies idéales pour ces prédateurs et ces joueurs, à la malice infinie.

Ai-je vraiment su aimer jusqu’à ces derniers mois ?

Pas vraiment. J’ai été un sauveur, un réparateur, bien plus qu’un amant. Recherchant sans cesse l’amour de l’autre, je me suis retrouvé à vivre l’inverse ; tellement je ne lui laissais pas assez d’espace pour exprimer le sien. Mais j’ai enfin compris que l’amour n’est pas une chose qui se marchande, mais qui se vit ; en acceptant que tout ce qui vit disparaisse un jour.

Trop sensible, je le suis, tout en maîtrisant de mieux en mieux mes émotions et mes réactions. Je me rappelle ce conseil d’un de mes directeurs qui m’avait dit de ne jamais agir sous la colère ; d’écrire le message que je voulais écrire et de le garder comme brouillon. Surtout ne jamais l’envoyer tel quel.

Négligent envers moi-même, je l’ai été ; veillant à la santé et au bien-être de mes collègues, des personnes qui partageaient ma vie, mais j’ai progressivement corrigé le tir sur le conseil bienveillant de mes dernières rencontres, sans oublier que cette négligence de toujours n’a pas manqué de m’être signalée bien avant. Par exemple, il me faut avoir vraiment très mal et durablement pour que je décide de consulter un médecin ou un dentiste. Est-ce le fait d’avoir appris à domestiquer la souffrance depuis qu’un ulcère du stress et de gros dégâts dentaires et herniaires ont fait que pas une seule journée ne s’est déroulée sans douleur et parfois insupportable ?

C’est le cas encore aujourd’hui ; tout irrespect de sa santé se payant au prix fort un jour. Et ce jour ne vient-il pas avec le poids des années ?

Où en suis-je sur le chemin de l’amour de soi ?

Plus très loin du but, même si le but a tendance à avancer en même temps que moi ! L’assurance et la confiance en moi sont là. Je suis fier de ce que j’ai accompli jusque-là. Le sentiment de culpabilité à faire des choses pour moi, en présence de l’autre, s’est estompé. Il me reste à consacrer un peu plus de temps aux activités à travers lesquelles je m’épanouis, même si elles ne sont pas celles que ma femme préfère. Estrella doit être un exemple pour moi, car elle sait parfaitement rentrer dans sa bulle et vivre intensément son Présent, avec un grand P.

Heureuse découverte !

Patrick Louis Richard
 

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Commentaires

Jules Baudin
La Capsule
10/04/2021
.E
.C
Ce n'est pas l'odyssée de l'espace ni 20.000 lieues sous les mers mais une sacrée introspection. Des ailes ont forcément été brisées mais avec elle un grand apprentissage de la vie et une interrogation sur le sens de celle-ci.
BLANC Déborah
Déborah Blanc
17/04/2021
.E
.C
Merci pour la vidéo de présentation. C'est tellement mieux quand un auteur lit sa propre plume. Vous décrivez avec justesse ce que beaucoup d'entre nous expérimentent dans leur vie : la nécessité de s'aimer pour s'épanouir et trouver la paix intérieure. Je rajouterai également la nécessité de se connaître et d'aimer toutes les facettes qui font ce que nous sommes, même les parts d'ombre. Le travail de toute une vie. Merci pour ce témoignage sincère et profond. La couverture est très réussie.
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